Né à Montbard le 29 mai 1716

Daubenton, 2e personnalité historique de Montbard

Daubenton sera un proche collaborateur de Buffon. Il fait des études de médecine et s’établit docteur à Montbard.

Dès 1742, Buffon le fait venir à Paris et en 1745 le nomme garde et démonstrateur du Cabinet d’Histoire Naturelle.

Collaborateur de « L’Histoire Naturelle »

Il est, pendant la réalisation des 15 premiers volumes de l’Histoire Naturelle, un fidèle collaborateur de Buffon. Daubenton a de solides qualités pour cela : justesse d’esprit, exactitude des observations et patience dans les expérimentations, plus de la moitié des chapitres de ces quinze volumes sont écrits de sa main. Il apporte à Buffon toutes les observations scientifiques à partir desquelles le génie audacieux de ce dernier va proposer des hypothèses souvent hardies et retranscrire la puissance de la nature grâce à son brillant style rédactionnel.

Cette collaboration prend fin en 1767, lorsque Buffon écrit le premier volume des oiseaux.

Daubenton sur la trace des fossiles

Daubenton reste alors au Jardin des Plantes où il publie les résultats de diverses recherches personnelles, comme, l’analyse d’os fossiles que l’on attribuait, à des géants qui auraient vécu sur Terre avant le déluge suivant la Genèse. Il démontre que ces os ne sont en fait que des os de girafes fossilisés !

Daubenton, membre de plusieurs académies française et étrangère, se consacre ensuite au professorat : 1778, professeur de géologie au Collège Royal (Collège de France), 1793, titulaire de la chaire de minéralogie au Museum d’Histoire Naturelle. Il enseigne aussi à l’École Normale.

L'aventure des Mérinos

A partir de 1782, il revient régulièrement, à Montbard, surveiller son expérience d’acclimatation des moutons mérinos en France. C’est lui qui a introduit cette race sur le sol français. La réussite de cette initiative lui vaut d’être appelé par les sans-culottes « le berger Daubenton ». Il est nommé membre du sénat en 1799. Mais frappé d’apoplexie, en pleine séance, il meurt dans la nuit de 31 décembre 1799. Il est inhumé dans le labyrinthe du Museum à Paris.