Plaquette Musée et Parc Buffon MontbardTélécharger la plaquette du Musée et Parc Buffon de Montbard 2017 (PDF - 1,2 Mo)

Informations et contact

Du lundi au vendredi : 03 80 92 50 42
Le week-end et les jours fériés : 03 80 92 50 57

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Musée Buffon

Horaires d'ouverture

Du 1er octobre au 31 mars : du mercredi au vendredi 14h-17h, le week-end 10h-12h/14h-17h
Avril à septembre : tous les jours (sauf le mardi) 10h-12h / 14h-18h
Fermetures annuelles : 1er mai et vacances d'hiver

Entrée gratuite.

Dédié à Georges Louis Leclerc, comte de Buffon, et à son œuvre scientifique et littéraire, le Musée Buffon de Montbard propose un parcours à travers l’histoire naturelle et la philosophie des Lumières.
Deux salles d’expositions temporaires proposent, en lien avec les collections du musée, une découverte de l’héritage contemporain de Buffon mais également un espace de débat sur les questions environnementales actuelles.

Histoire naturelle
Le mouton Mérinos

Parc Buffon et ses monuments

Ouvert toute l'année, accès libre

Visites guidées des monuments (Tour Saint-Louis, Tour de l’Aubespin, Cabinet de travail, Eglise Saint-Urse) et du Parc Buffon (remparts et vestiges de l’ancienne forteresse médiévale, histoire du Parc et de ses jardins) : du 1er avril au 30 septembre

  • lundi 15h en jullet et août (durée 2h, suivie d’une dégustation au coeur du Parc),
  • du mercredi au dimanche à 11h, 14h30 et 16h (durée 1h).

Fermeture annuelle : 14 juillet

Télécharger le formulaire de réservation pour les visites de groupe

Parc Buffon MontbardAménagé par Buffon dès 1734 sur le site d’un ancien château des Ducs de Bourgogne, ce jardin classé monument historique en 1947 et ses quatorze terrasses offrent un panorama remarquable sur Montbard et la vallée de la Brenne.

Au coeur du Parc, découvrez le cabinet de travail de Buffon. Il donnait rarement accès à ce lieu intime où il passa de nombreuse heures à composer les 36 volumes de l’Histoire Naturelle générale et particulière. Les murs couverts des estampes aquarellées de François-Nicolas Martinet qui illustrent l’Histoire Naturelle des Oiseaux, la cheminée de marbre ou encore le portrait de Newton, restituent l’ambiance particulière de ce lieu chargé d’histoires.

Les tours de l'Aubespin et St-Louis sont, avec l’église Saint-Urse, les remparts et les salles souterraines, les vestiges les plus visibles de l’ancienne forteresse médiévale. D’une hauteur de 40 mètres, la Tour de l’Aubespin est composée de quatre salles voûtées et d’une terrasse supérieure qui offre un panorama remarquable sur Montbard et la vallée de la Brenne traversée par le canal de Bourgogne.

Des découvertes historiques majeures sur le Parc Buffon

Le premier rendu des études historiques, réalisées dans le cadre du schéma directeur d’aménagement du Parc Buffon, s’est tenu en décembre 2015 devant les élus et les agents de la Ville impliqués par le projet, les représentants du Ministère de la culture, de l’écologie et de la Direction Régionale des Affaires Culturelles (D.R.A.C.). Cette rencontre a fait apparaître des éléments de connaissance inédits sur l’histoire du Parc Buffon. Une surprise de taille en particulier a consisté en la découverte de documents exceptionnels à la Bibliothèque de l’Institut à Paris.

Ces études mettent en lumière plusieurs éléments totalement nouveaux : Buffon acclimate à Montbard des espèces botaniques exotiques et tente des multiplications. S’il n’y a actuellement aucun arbre contemporain de Buffon dans le Parc, il est attesté que ce sont les boutures de platanes de Montbard qui sont envoyées au Jardin des Plantes à Paris. Le cabinet d’études a pu identifier la description de près de 500 espèces d’arbres au Parc Buffon, concluant à sa vocation de lieu expérimental. Il est aussi probable qu’un certain nombre de gravures de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, consacrées à la botanique, ait pris pour exemple les potagers du Parc Buffon. Ces études historiques doivent être considérées comme un "big data", une ressource historique quasi inépuisable (6000 clichés d’archives) pour les archives patrimoniales de la Ville et l’histoire des jardins en général.

Dans l’attente des  projets de réaménagement, qui découleront de la compréhension historique et technique du Parc Buffon, une première campagne d’abattage a dû être menée au mois de décembre 2015 pour assurer la sécurité des usagers. Cette période était particulièrement propice pour la faune car antérieure à la nidification des oiseaux. Cet abattage a reçu la validation à l’unanimité de la commission départementale sites et nature et du Ministère de l’écologie.

L’expertise tomographique fait parler l’arbre de l’intérieur

Visite de l'ONF juillet 2015Les derniers diagnostics réalisés par l’O.N.F. (Office National des Forêts) ont confrimé le mauvais état général du patrimoine arboré du Parc Buffon et préconisent l’abattage de sécurité et sanitaire d’un certain nombre d’entre eux. Dans le cadre d’une rencontre publique organisée le 6 juillet dernier, Éric Manotte (expert O.N.F.) présentait, devant un public attentif, la manière de repérer les symptômes d’un arbre malade et d’identifier les causes de ces dérèglements (sécheresse, attaque de champignons, blessures, problématiques de lumière…).

Dans un cas particulier, celui du grand platane situé à proximité de l’aire de jeux du Parc Buffon, l’O.N.F. a réalisé quelques semaines plus tard une tomographie, examen approfondi qui consiste à placer des capteurs autour du tronc qui envoient des impulsions électriques. Cette technique, proche de l’échographie permet de visualiser les parties mortes à l’intérieur du tronc. Dans le cas du platane, les zones creuses se sont révélées majoritaires et le risque de rupture préoccupant.

L’ensemble de ces données, croisées avec les préconisations de l’équipe chargée de l’étude du Parc Buffon, conduira très prochainement à la finalisation d’un dossier qui sera présenté pour validation aux instances de l’Etat. Leur avis conduira à envisager la programmation de différentes campagnes d’abattage échelonnées dans le temps et dans le respect des périodes de nidification des oiseaux.

L’ avenir du Parc Buffon se prépare aujourd’hui

Une équipe de scientifiques, constituée sur mesure, a débuté une étude de plusieurs mois. L’objectif est de proposer un aménagement du parc Buffon, d’accroitre sa valeur patrimoniale et environnementale et de faire de ce cœur historique un lieu d’attractivité pour tous, en lien avec une vision urbaine globale de la ville.

Choisie avec le concours du ministère de la Culture pour ses compétences et ses références en matière de jardins historiques, l’équipe est composée de Mirabelle Croizier, architecte du patrimoine, Antoine Quenardel, paysagiste, Marc Jeanson, botaniste et directeur du Grand Herbier du Muséum National d’Histoire Naturelle, Anne Allimant, archéologue et historienne d’art, Raphaël Zumbiehl, écologue et Thierry Hellec, économiste. Les premières recherches, menées notamment aux archives départementales, s’annoncent déjà fructueuses pour renouveler l’état de la connaissance historique.

Fouilles au Parc Buffon 2016

Anne Allimant, lors des fouilles archéologiques au Parc en 2016.

Au chevet du Parc Buffon pour sa valorisation

Le comité scientifique et technique, constitué d’élus et d’agents de la Ville, de représentants du Ministère de la Culture et de l’Environnement et d’associations locales historiques et environnementales, s’est réuni une seconde fois le 16 mars 2016 au Musée Buffon, afin de travailler sur la réhabilitation du Parc Buffon et sur l’élaboration d’un cahier des charges.

En effet, la première pierre de ce projet d’envergure sera le recrutement d’un cabinet chargé de mission, constitué d’un architecte et d’un paysagiste, qui travaillera pendant un an à la réalisation d’études historiques, paysagères ou encore archéologiques. Ces diagnostics permettront la présentation de plusieurs projets d’avenir, qui prendront en compte les contraintes liées à l’écoulement des eaux, à l’érosion des sols, aux éléments archéologiques présents... et le formidable potentiel d’un lieu unique, dont l’identité repose sur les différentes strates historiques qui le composent : château des ducs de Bourgogne, parc au XVIIIe siècle, jardin public aux XIXe et XXe siècles.

En parallèle, des travaux de restauration et de mise en sécurité seront entrepris pour la remise en état du mur, endommagé cet hiver, et la mise en peinture d’une partie des grilles de l’enceinte, dans le respect de ce site d’exception classé Monument Historique depuis 1947.

Mur éffondré du Parc Buffon hiver2014 1 Mur éffondré Parc Buffon hiver 2014

Financement participatif pour la sauvegarde du patrimoine local

Le financement participatif contribue à préserver et restaurer notre patrimoine mais également à le faire connaître et à le partager. C’est la raison pour laquelle la Ville de Montbard lance en 2017 une double campagne d’appel à participation : dès le mois de février pour la restauration de la fresque d’Ernest Boguet de l’Eglise Saint-Urse et à l’automne pour la première phase de réaménagement du Parc Buffon.

Chaque donateur sera remercié par un système de contreparties : accès inédit au chantier de rénovation, invitation à l’inauguration, entrées gratuites, mur virtuel des donateurs...

Communiquez autour de vous et aidez-nous : notre patrimoine est aussi le vôtre !

La fresque de Boguet et le « Plus Grand musée de France »

Le Plus Grand Musée de France est une campagne culturelle innovante qui vise à protéger le patrimoine français. À l’initiative de la Sauvegarde de l’Art Français et en partenariat avec Sciences Po, elle permet à des étudiants de s’investir dans la conservation du patrimoine en recherchant les fonds nécessaires à cette mission. Depuis 2013, 43 oeuvres ont été restaurées. La fresque de l’église Saint-Urse peinte par Ernest Boguet pourrait bien devenir la 44e !

Peinte en 1943, elle a la particularité de représenter un épisode de l’histoire de la ville. En effet, Ernest Boguet, peintre montbardois, a fait poser les habitants de la ville afin de réaliser ces scènes de baptême et de confirmation. Parmi eux, on peut reconnaître Marcel Garcia, frère  du futur maire de Montbard, Jacques Garcia, ainsi que Simone Arnoux, épouse d’un autre peintre montbardois, Louis Arnoux. Avec un trait doux et des couleurs chaudes, Ernest Boguet réussit à capturer l’essence des années 40.

Sauver cette oeuvre signifie :

  • mettre en lumière un peintre local,
  • préserver une tranche d’histoire pour les générations à venir,
  • sauver un exemple récent d’une tradition bourguignonne remontant à plusieurs siècles, la peinture murale !

Cinq étudiants de l'école Science Po ont été missionné pour la campagne nationale du Plus Grand Musée de France sous le patronage de la présidence de la République. Ils ont découvert à l’église Saint-Urse cette fresque en très mauvais état : c’est l’œuvre pour laquelle ils vont se mobiliser avec le concours de leur école, la Ville de Montbard et la DRAC Bourgogne Franche-Comté.

Cette peinture murale est la seule œuvre sélectionnée pour toute la Région Bourgogne Franche-Comté.

Fresque d'Ernast Boguet - Montbard

Malgré une restauration partielle en 1994 et une intervention sur la maçonnerie en 2016 pour contenir une infiltration d’eau, l’œuvre nécessite une intervention énergique pour sa sauvegarde. Le projet de restauration de la fresque d’un montant d’environ 18 000 euros est l’objet d’une première campagne de financement participatif organisée par les étudiants. Un jalon important dans le cadre d’une plus vaste opération à venir : le sauvetage du parc Buffon.

La fresque d’Ernest Boguet à l’église St-Urse

Modele de la fresque d'Ernest BoguetEn arrière-plan des fonts baptismaux* de l’église, deux scènes ont été peintes en 1943 : un baptême et une confirmation. Elles encadrent un portrait en pied du Christ et de Saint Jean-Baptiste. En filigrane de cette évocation religieuse, c’est un chapitre de l’histoire montbardoise qui s’anime. Les personnages représentés ont les traits d’habitants bien connus du Montbard des années 40. Parmi les modèles improvisés, on reconnaît Marcel Garcia, frère du futur Maire Jacques Garcia, Simone Arnoux, auteure de poèmes et épouse d’un autre peintre montbardois, Louis Arnoux, et le Père Bouzerand. Le trait est doux et les couleurs chaudes pour illustrer ces scènes d’éducation religieuse chrétienne.
Malheureusement, une grande partie de l’œuvre, classée Monument historique en 1983, est très abîmée et s’efface progressivement...

*article mobilier en forme de cuve utilisé pour le baptême (rite sacré d’entrée dans la vie chrétienne).

 

DRAC   lePlusGrandMuseeDeFrance LaSauvegarde ScPo

Chapelle des Ursulines

Visite sur réservation au 03 80 92 50 42 / 50 57